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Accueil du site > Etudes > Abeille jaune saharienne
Abeille jaune saharienneObjectifs de l’étude sont :
Approche méthodologique adoptée La méthodologie de l’étude a concerné trois domaines complémentaires :
i. L’état actuel de la race saharienne et son importance dans l’élevage apicole dans la zone du projet ; ii. L’évaluation du cheptel apicole de la zone du projet (races, conduites, productivités, contraintes et potentialités) ; iii. Le niveau de technicité et du savoir-faire des apiculteurs dans les domaines des techniques apicoles, dans la valorisation et l’exploitation des potentialités mellifères ; Synthèse des principaux résultats obtenus Le rapport a regroupé des résultats qui concernent trois aspects : Situation l’apiculture dans la zone du projet lors de l’année de l’étude Le nombre total d’apiculteurs recensés par l’étude a atteint 546 apiculteurs répartis sur 13 communes rurales et 2 Communes urbaines de la zone du projet. L’étude avait souligné qu’un grand nombre d’apiculteurs (241), soit 44%, ont 1 à 2 ruches traditionnelles et/ou 1 à 2 ruches modernes. Cette situation résulte, du non contrôle de l’essaimage. Ce qui permet aux amateurs de faire la collecte d’essaims dans la nature. Ceci rendra très difficile l’organisation des apiculteurs et l’application d’une éventuelle stratégie de préservation de la race locale. Grâce à la base de donnée disponible, la présente étude peut extraire le nombre des apiculteurs de la zone des Aït Sedrat et connaître leurs contraintes et leur potentiel à la date de l’étude. Par ailleurs, l’étude a précisé que dans la zone du projet 60 % des abeilles sont des colonies hybrides. L’abeille noire est de 36% et la race jaune est très rare localisée dans les zones enclavées d’Imi N’Oulaoune et de Ighil Mgoun et ne dépasse guère 4% (ex à Ighil Mgoun, Aït Said Ou). Malgré que l’abeille noire a été introduite depuis le début des années 90, les apiculteurs de la zone continuent à préférer la race locale. Ils décrivent ses performances comme :
Systèmes d’apiculture pratiqués dans la zone En 2004, les deux systèmes étaient pratiqués dans la zone du projet. La pratique de l’apiculture en mode traditionnel est prépondérante avec 62% (336 apiculteurs). Les apiculteurs en mode moderne représentent 24% (132 apiculteurs). Ceux pratiquant simultanément les deux modes atteignent 14% (78 apiculteurs). La pratique en mode mixte est de plus en plus recherchée pour faciliter la commercialisation. En plus, les apiculteurs habitués au système traditionnel trouve que les ruches traditionnelles :
Analyse des techniques apicoles pratiquées L’étude a soulevée plusieurs insuffisances techniques chez les apiculteurs. Ces insuffisances sont décrites, par technique, ci-après : 1. Création de nouvelles colonies : La non maîtrise de la multiplication des 2. Visites de suivi et de développement des ruchers et des abeilles : les apiculteurs effectuent des visitent sans programme ni objectifs et souvent le nombre et la fréquence des visites ne sont pas proportionnels aux besoins de la saison. 3. Traitement des maladies : les maladies sont peu connues. L’étude a montré que 30% des apiculteurs traient mais le traitement est souvent mal maîtrisé. 4. Nourrissement : seul 10 % des apiculteurs déclarent pratiqué le nourrissement mais les quantité déclarée par ruche sont très faibles. 5. Extraction : réalisée de la manière traditionnelle même dans les ruches à cadre (d’énorme perte en cire gaufrée et manque à gagner pour l’année n+1). Chaque année, les apiculteurs sont dans l’obligation de renouveler la cire gaufrer. 6. Production : en fonction des années, les apiculteurs font une à trois récoltes par an. Ces récoltes donnent (en cumule) des productions qui varient de 4 kg (pendant une mauvaise année), 22 kg pour une année moyenne et 45 kg lors d’une bonne année. L’insuffisance dans la maîtrise des opérations technique influence négativement la production. 7. Produit de la ruche : actuellement les apiculteurs visent seulement production de miel. Il y a absence de diversification de produits de la ruche. 8. Transhumance : relativement bien pratiquée, 60% des apiculteurs déplacement leurs ruchers à l’intérieur de la zone et rarement à l’extérieur. Pour mieux cibler les zone des la transhumance en fonction de la nature des ressources mellifères (nectarifères et/ou pollinifères), des axes de transhumance ont été proposés et reportés sur la carte des potentialités mellifères. 9. Commercialisation : la vente de la production du miel n’est pas organisée et les prix, en fonction de la nature du miel, sont mal évalués. 10. Organisation : La tradition et la volonté existent mais les associations qui existent sont peu opérationnelles et ont besoin d’encadrement et de formation 11. Les potentialités mellifères : l’étude a fourni une carte qui retracent et localise les les plantes mellifères en précisant de leurs dates de floraison. A partir de là des axes de transhumances peuvent être établis. A la lumière des résultats obtenus, l’étude a fait les recommandations suivantes :
Pour assurer la durabilité de la préservation de la race saharienne, il est nécessaire que les institutions concernées mettent et favorise à moyen et long terme :
Mots clés Abeille saharienne/ réhabilitation/ préservation/ contraintes/ ressources potentialités mellifères/ restauration et réhabilitation des éléments de la biodiversité végétale et écosystémique/ inventaire des apiculteurs/ plan de développement de secteur apicole/ plan formation. |